Le partenariat s’appuie sur 3 équipes de recherche académique d’Aix-Marseille Université (AMU), de l’école Nationale Supérieure de Chimie de Rennes (ENSCR) et de l’Institut Mines Télécom Atlantique (IMTA – Laboratoire GEPEA) ; de l’Institut Français pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) ; de deux écloseries commerciales, Vendée Naissain et Novostrea.

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Aix-Marseille Université

L’équipe Procédés Membranaires (EPM) du Laboratoire de Mécanique, Modélisation et Procédés Propres (LM2P2- UMR 7340) sera mobilisée via son responsable Philippe Moulin, Professeur des Universités, et responsable de l’axe Intensification de procédés, Mathias Monnot, Maître de Conférences. L’EPM a structuré ses axes de recherche (i) Bioréacteur à Membranes, (ii) Caractérisation des membranes et eau potable, (iii) Propriétés de transport et métrologie (iv) Intégration des procédés et traitement des effluents (v) Industrialisation des procédés et CFD (vi) chimie verte et (vii) intensification de procédés. Du fait d’une plateforme d’une trentaine de pilotes permettant de traiter entre quelques litres par heure à 250 m³.j et après avoir consolidé ces activités de recherche lors du dernier contrat quadriennal, l’EPM a souhaité lors de des 5 dernières années mettre l’accent sur des activités de recherche inter-axes et accentuer le transfert de technologie vers des partenaires industriels. D’un point de vue domaines d’application, deux nouveaux domaines ont été ouverts depuis 2012 : le nucléaire et le marin.

Dans le cadre de ce projet, AMU assurera la coordination scientifique et financière du projet entre les équipes mobilisées mais également avec le FEAMP (WP1). Il sera le coordinateur pour le développement du procédé couplé (WP3) et assistera l’IFREMER dans le transfert de technologie (WP5). La plateforme de pilotes de procédés membranaires sera mise à disposition avec les appareillages analytiques présents nécessaire à la mesure des performances.

Philippe Moulin

Professeur des Universités et responsable de l’équipe procédés membranaires (EPM)
Philippe MOULIN (50 ans) est Professeur des Universités, il a encadré/co-encadré 36 doctorants, 30 post doctorants et ATER, 29 Master recherches, et co-rédigé 148 publications internationales, 2 ouvrages, 3 chapitres d’ouvrages, 7 brevets, 1 film scientifique primé et réalisé plus de 30 communications pour plus de 10 000 citations et un h-index de 39. Il est responsable de l’EPM, Président du Club Français des Membranes. il est coresponsable d’une licence professionnelle et responsable de la filière Chimie-Génie des procédés du CNAM – PACA.

Mathias Monnot

Maître de Conférences et responsable de l’axe Intensification de Procédés au sein de l’EPM

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Ifremer

La Plateforme Expérimentale Mollusques Marins de Bouin (PMMB) est positionnée sur le polder ostréicole de Bouin (Vendée, 85). Ce site expérimental est donc positionné au milieu d’une zone majeure de conchyliculture et représente un site idéal pour mener des projets en lien avec la qualité de l’eau de mer. En effet, à l’instar de toute la conchyliculture française, le polder de Bouin est lui-même concerné par les problématiques exposées précédemment faisant de lui un secteur représentatif de la situation conchylicole française. Les installations expérimentales Ifremer de Bouin permettent de mener des actions de R&D en lien avec la sécurisation des productions conchylicoles dans un contexte environnemental changeant (climat, pollutions biologiques chimiques et physiques). La qualité de l’eau de mer amenée au sein des structures conchylicoles (écloseries, nurseries, bassins de stockage, etc.) peut conduire à des pertes de productions majeures.

Il est nécessaire de maîtriser la qualité de l’eau qui entre au sein de ces structures pour sécuriser les élevages. Depuis les mortalités d’huîtres creuses Crassostrea gigas en 2008, la gestion de l’eau en amont des élevages se caractérise par des opérations de désinfection en plus des traitements physiques déjà mis en oeuvre depuis plusieurs dizaines d’années. La PMM de Bouin, de par son intérêt à fournir une qualité d’eau adéquate pour les différents projets qui y sont menés, se spécialise notamment dans le développement de techniques permettant l’inactivation de pathogènes problématiques en conchyliculture et l’élimination de toute autre contamination néfaste pour des élevages conchylicoles. Les projets développés doivent permettre de comprendre les phénomènes en jeu lors de traitements de l’eau. En effet, au-delà de l’effet recherché en termes de désinfection ou d’élimination de contaminants chimiques, le traitement de l’eau de mer peut avoir d’autres impacts sur la qualité de l’eau traitée en fonction du type de procédé mis en oeuvre, physique ou chimique. Pour ce projet, ces deux équipes techniques contribueront particulièrement lors du WP4 visant à étudier les couplages de procédés en conditions contrôlées et sur des élevages expérimentaux. Sur la PMMB, l’étude des couplages à échelle semi-industrielle sera réalisée du fait des compétences disponibles sur le site dans le domaine du génie des procédés de l’environnement et plus particulièrement du traitement de l’eau de mer en aquaculture. Un ingénieur/manager de la plateforme pilotera et coordonnera les essais en vue d’une application sur des élevages expérimentaux avec de premiers tests qui pourront être effectués sur des fécondations d’huîtres creuses et des cultures de micro algues fourrages. Il s’appuiera sur un technicien biologiste capable de réaliser tous les suivis analytiques, un technicien spécialisé en expérimentation mollusques marins pour la réalisation de pré-tests en élevages et un technicien en phytotechnie pour les cultures de microalgues. Une fois cette première étape réalisée avec succés, des élevages larvaires pour les trois espèces de bivalves visées pourront être réalisées sur la PMM de La Tremblade qui dispose des installations et des compétences requises pour réaliser de multiples .levages et ceci pour plusieurs espèces, ce qui impliquera sur place un ingénieur aquacole confirmé accompagné d’un technicien en zootechnie conchylicole. Pour ce faire les pilotes de traitement des eaux pourront être transférés sur cette plateforme avant de revenir sur la PMM de Bouin avec le micro-naissain en vue de suivre l’évolution du naissain sur plusieurs mois. Des élevages larvaires plus confidentiels pourront aussi être réalisés sur la PMM de Bouin en vue de valider la qualité d’eau fournie par les couplages de procédés et ce quelle que soit la qualité d’eau initiale (Bassin Marenne-Oleron pour la PMM de LT et Baie de Bourgneuf pour la PMM de Bouin).

Christophe Stravakakis

Directeur de l’unité SG2M

Christophe Stavrakakis, a obtenu son doctorat en sciences de l’ingénieur (spécialité procédés environnementaux) de l’Université de Nantes en 2007. Depuis 2013, il travaille à l’Ifremer, d’abord comme ingénieur de recherche en procédés de traitement des eaux puis comme responsable de plateforme, avec pour objectif de développer des projets de R&D originaux dans le domaine du traitement de l’eau de mer pour la sécurité de la production de coquillages.

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IMT Atlantique-GEPEA

Le laboratoire GEnie des Procédés Environnement – Agroalimentaire (GEPEA) est une unité mixte de recherche avec 4 tutelles : CNRS, IMT Atlantique, ONIRIS et l’Université de Nantes. Le GEPEA développe des procédés mettant en oeuvre des phénomènes d’écoulement, transfert, séparation, réaction appliqués à l’agroalimentaire, l’énergie, l’environnement et la valorisation des produits et substances d’origine marine. L’unité est composée de 5 équipes de recherche dont l’équipe TEAM (Traitement Eau Air Métrologie) qui est animée par Valérie Héquet et Gérald Thouand.

Les travaux développés par l’équipe TEAM portent sur les procédés de séparation avec transfert et réaction appliqués aux traitements de l’eau et de l’air. Ces procédés sont déployés en fonction des propriétés spécifiques des polluants cibles identifiées. Ces cibles sont multiples et se retrouvent dans des matrices aqueuses ou gazeuses, complexes et multi-composées. La démarche de l’équipe est d’apporter des réponses adaptées aux problématiques rencontrées en procédant à l’optimisation, l’intensification, au couplage des procédés ou encore en l’intégration du suivi des performances via des capteurs. Dans ce projet, le GEPEA à l’IMT Atlantique apportera des compétences complémentaires dans le domaine de l’adsorption en réalisant des études de caractérisation de plusieurs matériaux adsorbants. Il s’agira de réaliser une phase de tests de plusieurs adsorbants dans des conditions de laboratoire dans le but de déterminer les matériaux les plus appropriés pour la mise en oeuvre de ce procédé en eau de mer. Les cinétiques et les capacités d’adsorption seront déterminées en vue de choisir les meilleurs adsorbants pour l’application visée. L’identification des sous-produits de photolyse et la compréhension des mécanismes d’adsorption des micropolluants organiques en matrice eau de mer seront également réalisées (WP2). Dans le WP4, l’IMT Atlantique travaillera sur la comparaison des essais du couplage ultrafiltration + adsorption sur charbon actif en grain et les traitements UV seul et UV + charbon actif.

Valérie Héquet

Professeur des universités en génie des procédés, laboratoire GEPEA, équipe TEAM.

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ENSCR

L’équipe Chimie et Ingénierie des Procédés (CIP) de l’école Nationale Supérieure de Chimie de Rennes (ENSCR) étudie et con.oit des procédés durables voués au traitement de la pollution, ainsi qu’à la production dans les domaines phares de l’environnement, de l’agro-alimentaire et de la chimie. Membre de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (UMR-6226), l’équipe développe également des méthodologies analytiques destinées à l’identification et à la quantification des polluants à l’état de traces et à la caractérisation des interfaces afin de déterminer les performances de ces procédés.

Associant démarche expérimentale et modélisation, notre approche physicochimique des phénomènes de transport et des phénomènes et réactions aux interfaces aborde un point clé de la compréhension des processus et des procédés. Cette recherche met en oeuvre une expérimentation fine tant au niveau d’unités pilotes que de la physico-chimie (caractérisation des solutés en fonction de l’environnement physico-chimique, analyse à l’état de traces de la micropollution, mise en évidence des espèces chimiques à courte durée de vie comme les radicaux libres, suivi in situ d’activités biologiques… ), complétée par des modélisations et simulations numériques à différentes échelles. L’équipe CIP travaille régulièrement avec des sociétés industrielles ou de service, des grands groupes, ETI ou PME sur des sujets de connaissances, de modélisation et d’applications de procédés de traitement d’eau. Le programme SOAP rentre complètement dans les sujets développés par l’équipe tant au niveau des équipements analytiques, des moyens expérimentaux que des compétences des personnels. Trois enseignants-chercheurs de l’équipe CIP participeront activement à ce projet de recherche. Pierre Le Cloirec, Professeur des Universités, est un spécialiste des procédés d’adsorption pour la production d’eau potable et le traitement des eaux usées. De même, Sylvain Giraudet et Nicolas Cimetière, maîtres de conférences, ont largement étudié l’adsorption de composés organiques à l’état de trace par différents supports adsorbants. Une expertise analytique sera également mise à profit au cours de ce projet avec la mise en place d’une stratégie d’échantillonnage, de détection/quantification des contaminants dans les eaux marines.

Pierre Le Cloirec

Professeur des universités en génie des procédés à l’ENSCR

Dominique Wolbert

Professeur des universités en génie des procédés à l’ENSCR

Sylvain Giraudet

Maître de Conférences en génie des procédés à l’ENSCR

Nicolas Cimetière

Maître de Conférences en génie des procédés à l’ENSCR

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Vendée Naissain

France Naissain fait partie du secteur de la conchyliculture et commercialise les naissains d’huîtres creuses sélectionnés, diploïdes et triploïdes, produits par Vendée Naissain, qui bénéficie d’une solide expertise en écloserie et nurserie d’huîtres creuses. Vendée Naissain et France Naissain ont été créés par Stéphane Angeri en 1983.

> Pour en savoir plus

En 1994 la construction d’une première nurserie d’huîtres comme pilote polyvalent d’élevage en partenariat avec IFREMER et l’ANVAR a permis d’arriver en 2001 à la première production de naissains d’huîtres triploïdes. L’entreprise compte aujourd’hui 12 nurseries. A partir de géniteurs sélectionnés et suivant une traçabilité rigoureuse, Vendée Naissain et France Naissain garantissent performances de croissance et survie optimale pour des naissains d’huîtres résistants et de qualité, « un à un », pour tous maillages de poches, du T6 au demi-élevage. Vendée Naissain s’engage vis à vis de la qualité en offrant des produits et un service de qualité : des naissains d’huîtres résistants et un suivi personnalisé et adapté à vos besoins. C’est dans le respect de cette démarche qualité que Vendée Naissain et France Naissain sont certifiés ISO 9001 Version 2015. Installés sur le Polder des Champs entre Bouin et Beauvoir sur mer, Vendée Naissain et France Naissain bénéficient des avantages de ce bassin unique en France que représente la Baie de Bourgneuf. Ce site particulier dispose en effet d’une nappe souterraine d’eau salée, à température constante extrêmement riche en éléments nutritifs pour le phytoplancton. Les marais sont nombreux dans ce milieu pur et préservé, et les conditions climatiques, favorables à l’élevage et à la croissance de l’huître.

France Naissain constitue le premier centre français de production de naissain d’écloserie pré-grossi. Il assure près de 70 à 75 % de l’approvisionnement français en naissain d’écloserie, soit une production dépassant le milliard de naissains.

L’écloserie Vendée Naissain basée à Bouin (85) est productrice de naissain d’huîtres creuses Crassostrea gigas

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Novostréa Bretagne